Un avenir fondé sur les droits de la personne pour le sport canadien

Garçon tenant un ballon

Alors que le Canada se tourne vers l'avenir du sport, nous nous trouvons à un moment charnière, qui exige non pas des changements progressifs, mais une transformation fondamentale de la façon dont le sport est compris, pratiqué et gouverné.

Dans notre mémoire présenté à la Commission sur l’avenir du sport , nous préconisons une avancée claire et transformatrice : le renouvellement et le renforcement des politiques et des programmes sportifs canadiens par l’adoption d’une approche fondée sur les droits de la personne.

En substance, cela signifie reconnaître que l’accès au sport, l’expérience qu’il offre et les conditions qui encadrent la participation reposent sur les droits de la personne. Intégrer cette perspective dans les politiques nationales permettrait d’harmoniser le sport avec les principes énoncés dans la Charte canadienne des droits et libertés, tout en alignant le Canada sur les meilleures pratiques internationales.

Partout dans le monde, il existe déjà de solides exemples de ce que cela peut donner en pratique. En Norvège, le cadre relatif aux droits de l'enfant dans le sport place le bien-être et les droits des jeunes participants au cœur des décisions. En Nouvelle-Zélande, l'initiative « Balance is Better » repense le sport chez les jeunes autour d'un développement holistique, privilégiant la santé et le plaisir à long terme plutôt que la spécialisation précoce et la pression de la performance. Plus largement, la Charte européenne du sport fait du sport un espace où la dignité, l'équité et l'inclusion sont fondamentales, et non optionnelles.

Ces approches ont un point commun : elles considèrent le sport non pas simplement comme un système à optimiser, mais comme une institution sociale ayant la responsabilité de protéger et de faire respecter les droits de ceux qui la composent.

Le Canada a la possibilité de faire de même.

Une refonte de la politique sportive nationale axée sur les droits permettrait de jeter les bases d'un système plus sûr, plus inclusif et plus efficace, qui reflète la diversité des expériences à travers le pays et qui corrige les inégalités persistantes en matière d'accès, de traitement et de possibilités.

Nous avons hâte de présenter ces idées et d'en discuter avec nos collègues de partout au pays lors du Sommet de la FOSC à Ottawa en septembre.

Lisez notre dossier complet .

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Notre réponse au rapport intérimaire de la Commission sur l’avenir du sport au Canada