une revue des recommandations finales du FOSCC
Rédigé par Ige Egal, PDG de Play for Dignity.
Comme beaucoup de personnes travaillant dans le sport au Canada, la publication du rapport final de la Commission sur l'avenir du sport était très attendue .
En tant que personne ayant participé au processus de consultation et y ayant contribué tout au long, un élément m’a constamment frappé : l’absence manifeste d’un langage ou d’un cadre fondé sur les droits de la personne. Peut-être cela allait-il de soi, que, en tant que citoyen.ne.s, nos droits s’étendent naturellement à toutes les sphères de la vie. Ou peut-être que notre proximité avec le système, et sa nature fragmentée, rendaient ces droits trop lointains ou en dehors du cadre de la discussion.
Après la publication du rapport, nous l'avons analysé sous l'angle des droits humains. Et si nous prenions les cadres établis en matière de droits humains – PANEL et AAAQ – et que nous comparions les 98 recommandations à ces cadres ? Le résultat est sans équivoque : chacune des recommandations du FOSCC s'inscrit dans un cadre de droits humains.
L’accès est une question de droits. La sécurité est une question de droits. Les abus dans le sport sont une question de droits. Une meilleure collaboration, des changements de gouvernance et des normes de reddition de comptes, tout cela au service des droits. Dans cette perspective, on distingue des titulaires de droits et des détenteurs d’obligations : celles et ceux qui sont responsables de garantir les conditions nécessaires (sécuritaires, habilitantes, sans obstacles), et celles et ceux qui détiennent des droits, soit toute personne qui souhaite participer au sport ou qui y participe, à quelque niveau que ce soit.
Cet outil met également en lumière les fondements législatifs qui sous-tendent ces droits — les chartes, les lois et les conventions qui définissent les droits auxquels les titulaires de droits ont droit.
At least 50 jurisdictions have formally recognized sport as a right. Those with the strongest implementation share a common architecture: funded obligations, independent monitoring, equity conditionality, and disaggregated data. Conversely, here in Canada, it is not yet recognized as a right.
By creating and sharing this tool, we hope to make the case for a rights-based approach to sport. We invite you to join us in building a constructive dialogue around this vision, and in intentionally shaping a future for sport in Canada that includes, protects, and supports everyone.